Qui ? | Conceptrices et porteuses du projet

C’est sur la ceinture verte qu’est l’équateur, et plus particulièrement dans le bassin du Kongo (abritant 47% des forêts du monde), que se rejoignent les parcours des deux directrices de productions et de créations.

Hélène s’est imprégnée des cultures et des paradigmes des peuples racines, tant traditionnels que modernes, en particulier de leur rapport à la thérapeutique et à la nature.
Mélinée s’est formée et immergée dans le monde de l’art contemporain et des pratiques innovantes de ce milieu qui tournent autour des nouvelles technologies et de l’écologie.

Ensemble, elles se rassemblent autour d’un projet artistique éco-féministe dont la raison d’être est : « faire de l’art un levier de mobilisation et d’action au service d’un monde plus durable et plus juste. »

Hélène Charpentier

Vidéaste / Autrice / Photographe

Hélène Charpentier a vingt ans lorsqu’elle séjourne pour la première fois en Afrique Centrale, où elle effectue un stage au sein du journal Camerounais Le Messager. A l’issue de ses études, elle se lance dans la réalisation de portraits vidéo de rappeurs africains. Pour cette série appelée C.Koi.Ton.Flow, elle parcourt le Cameroun, le Gabon et le Bénin durant presque deux ans.

À Libreville, elle intègre le collectif d’artistes Zorbam et réalise des « making off » de tournées, des clips vidéo, des séries de photographies. Elle participe à l’organisation de festivals, monte des dossiers de productions et se met à écrire ses aventures. Avec eux, elle fait le chemin d’un retour aux sources : des cultures urbaines aux traditions et s’initie à la médecine traditionnelle gabonaise auprès des Ngangas, les thérapeutes de la forêt. Son film On est tous Pygmées témoigne de leur démarche collective.

De retour en France, elle enrichit cet apprentissage auprès d’herboristes. Camera dans une main et sécateur dans l’autre, Hélène crée des ponts entre les mondes : entre l’occident et l’Afrique, entre la ville et la forêt, entre les arts et les soins. De ses initiations au bois sacré dans les forêts gabonaises, en passant par son apprentissage chez des producteurs de plantes médicinales en Auvergne, sont nés plusieurs films, podcast, livres et photographies servant de matière à la réflexion qui nous amène ici.

Mélinée Faubert

Scénographe / Directrice artistique

C’est également dans sa vingtaine et au Cameroun, que Mélinée Faubert pose pour la première fois le pied sur le continent africain, pour un projet de Festival de Scénographie Urbaine auquel elle participe dans le cadre d’un partenariat entre l’École des Arts-Décoratifs de Strasbourg où elle est en formation scénographie et communication visuelle, et le collectif d’artistes Kapsiki

Elle montera par la suite à Kinshasa, toujours dans le cadre d’un partenariat avec l’École Arts décoratifs mais cette fois en tant que chargée de cours, des workshops à l’Académie des Beaux-Arts et au Centre Culturel Français. Installée en Rd Congo, elle mènera pendant trois ans toutes sortes de projets transdisciplinaires avec le collectif Eza Possible et des artistes locaux, centrés sur les manifestations artistiques urbaines.

De retour en France, et spécialisée depuis plus de quinze ans dans la scénographie d’exposition, sa pratique évolue vers l’éco-conception et la connexion au vivant. Les dernières expositions pour lesquelles elle a été directrice artistique abordent des sujets complexes liés notamment à la protection des océans, de la grande barrière de corail et des mangroves. Elle a rejoint récemment le collectif Augures Lab Scénogrrrrraphie pour être partie prenante du groupe de travail collaboratif prospectif qui pense l’éco-scénographie dans le champ du spectacle vivant et de l’exposition.