Objectifs

La raison d’être de Forêts Équatoriales / Forêts Habitées est de faire de l’art un levier de mobilisation et d’action au service d’un monde plus durable et plus juste. La sensibilisation aux problématiques et prise de conscience des moyens d’actions sont mis en place par :

  • Une résidence de création donnant lieu à la production concrète d’œuvres d’art collaboratives, engagées et accessibles.
  • Des séjours d’immersion en forêt afin que les artistes échangent avec les habitant.e.s et créent à partir des sagesses, des messages ou des cris d’alerte que ces dernier.e.s souhaitent partager.
  • Des ateliers de formation, de création et d’échanges en visio, qui donnent lieu à des restitutions sous forme vidéo et/ou podcast, disponibles en ligne et entièrement gratuites.
  • Une exposition destinée dans un premier temps aux populations locales et dans un second temps, pouvant être partagée au plus grand nombre sous la forme de restitutions numériques libres de droit ou d’œuvres itinérantes, etc…

Un projet itératif et transfrontalier

Ce projet à vocation itérative et itinérante. Son enrichissement, son évolution et la répétition au cours des différentes éditions permettra à des artistes, originaires de différents continents de partager leur vision, de faire rayonner leurs créations, leurs pratiques, leurs réflexions et les pensées des habitant.e.s des forêts qui partagent souvent, à des milliers de kilomètres, les mêmes enjeux et problématiques. Les nombreuses similitudes patrimoniales, culturelles, spirituelles, médicinales, environnementales et écologiques des régions équatoriales, sont propices au développement d’un travail transversal, à la dimension universelle.

Un projet éco féministe

S’il parait trivial en 2023, d’affirmer que les femmes doivent pouvoir accéder aux mêmes opportunités, responsabilités et rémunérations que les hommes, le rapport de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la Culture et la communication, qui paraît chaque année, vient nous rappeler que des progrès restent à accomplir sur la parité au sein de ces secteurs, comme dans le reste de la société.

Qu’en est-il sur le continent africain ?

L’indice d’inégalités de genres développé par le Forum Économique Mondial se situe en moyenne à 64 % en Afrique contre 71,4 % pour le reste du monde, et ce, malgré une part plus importante des femmes africaines à la population active (76 %) que dans le reste du monde (64 %).

Alors que l’art et la culture ont toujours été à l’avant-garde des combats sociétaux, nous n’avons trouvé aucun chiffre sur la représentation des artistes femmes sur le continent dans le milieu de l’Art contemporain, de l’exposition et de l’audiovisuel, les trois domaines qui nous occupent ici.

C’est pour toutes ces raisons qu’©FEFH a :

    • Sélectionné des artistes et des collaboratreur.ice.s majoritairement féminines.
    • Mis en réseau des artistes et des professionnel.le.s de l’exposition grâce aux ateliers de formation en ligne.
    • Créé une exposition dont la présentation in situ et/ou la retranscription numérique, permettra de faire rayonner sur le territoire régional et à l’international des pratiques et des réflexions d’acteur.ice.s culturels et de l’environnement.


Un projet à la démarche environnementale écoresponsable

L’équipe de ©FEFH s’engage à mener au long court une opération de sensibilisation à l’écologie de projet et l’écoconstruction en scénographie, dans le spectacle, l’audiovisuel et les musées (cf déroulé des ateliers), mais également à mettre tous les outils en place pour des créations éthiques et pour une démarche artistique respectueuse de l’environnement et qui favorise le réemploi, le recyclage à travers la mise en place d’un cahier des charges contraignant les productions pour :

  • L’utilisation d’un minimum de 50% de matières recyclées et/ou recyclables
  • Des créations centrées sur le thème de la protection des forêts et de l’environnement

En effet, conscientes des limites de la cohérence d’une démarche artistique basée sur l’écoresponsabilité et la permaculture dans le cadre d’un projet transcontinental, les intervenantes ont mis sur pieds des partenariats avec des ONG, des associations et des administrations engagées sur le terrain dans la préservation de l’environnement, telles que Brain Forest Gabon, WWF, Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon et Bouydima Punzu, permettant d’aider au financement de la lutte contre la déforestation, à la sensibilisation des populations contre le braconnage et la protection de la faunes sauvages, à la création d’un sanctuaire forestier et jardin botanique…