Résidence de création |
17 Avril au 5 Mai 2024 | Libreville | GABON
La résidence de création s’est déroulée sur 3 sites : des ateliers de travail à Libreville et 2 séjours d’immersion en forêt, dans les villages d’Ekouk et d’Okolassi.
Ces temps aux villages ont permis aux artistes d’établir un lien direct avec la forêt, de s’imprégner des modes de vies autochtones, de l’artisanat (construction de toit en palmes tressées, d’instruments de musique, de tenues en raphia…) et des préoccupations des habitant.e.s. Cela leur a également permis d’alimenter leurs créations avec les matières naturelles disponibles.
LIBREVILLE
Les artistes ont été accueillies à la résidence « La Plantation » appartenant à la famille Mbot. Cette magnifique maison en bois offrait des chambres doubles, un espace de restauration collectif, des espaces de travail couverts et 14 hectares de nature enrichis d’un espace détente « Mvan le campement ». Les repas étaient savamment préparés par Adjo Clotilde Marondi, la cuisinière du projet et son équipe.
EKOUK
Ekouk est un village situé entre Kango et Lambaréné, à environs 3 heures de route de Libreville. Nous avons été accueillies dans le hameau d’Ossingani, chez Maman Véro une tradi-praticienne du Mboumba Eyano. Les femmes du village, agricultrices, cueilleuses, tisseuses ou femmes-médecines nous ont accompagné en forêt et ont veillé avec nous au coin du feu, permettant aux artistes de les questionner et de mieux comprendre leur réalité, de plus en plus impactée par les effets du réchauffement climatique et de la déforestation. Elles ont notamment témoigné de l’augmentation de la présence des éléphants aux abords du village et de la dangerosité qu’ils représentent pour elles et leur famille.
OKOLASSI
Situé dans la commune d’Okolassi, à 30 kilomètres de Libreville, le Village MBANDU est un espace unique qui a pour objectif de créer un sanctuaire forestier dans une zone naturelle menacée par l’avancée des industries et de l’urbanisation ainsi qu’un jardin-école pouvant accueillir des sorties scolaires, des classes vertes et des indépendants curieux de nature.
Les artistes ont dans ce contexte été accompagnées par un professeur de biologie, des médecins traditionnels du Bwiti Dissumba, un virologue, des artisan.es et des habitant.es du village, tou.tes chasseur.euse.s, pêcheur.euse.s, cultivateur.trice.s.